voir


la traduction ramène à la langue du lecteur au lieu de faire visiter la langue de l’autre , la vraie, celle de l’espace unique qu’elle ouvre. Ce serait et c’est parfois un sublime effort poétique que d’augmenter la langue de l’espace de l’autre .


© Chillida, oeuvre gravé, Maeght/

texte de Jorge Guillen, “mas alla”; Aire nuestro

© L S euca6 2007

conférence de clôture du cycle VOIR OU ENTENDRE par Renaud Ego (Une légende des yeux) organisée à la Galerie LA NON-MAISON , 22, rue Pavillon - 13100 Aix-en-Provence

merci à Nathalie Riéra et Angèle Paoli d’en avoir parlé ,

je semble me reconnaitre dans la pensée de renaud Ego , l’écrivain poète essayiste qui collabore à la “pensée de Midi” désire comprendre le regard, la vision, les apparences du monde, :

“Par nos yeux, plus que par tout autre sens, le monde entre en nous qui sommes en lui ; nos yeux nous mettent au monde, à l’instant où ils nous emplissent de lui, et nous voilà bientôt sans plus de limite, moins enveloppés de notre peau qu’exposés à l’échange incessant que suscite notre être poreux.”

oui il semble que cette pensée me soit proche , de plus il va par le monde à la rencontre des arts des hommes, signes ; mais c’est le terme de pensée qui me dérange , car par la pensée, à moins qu’elle ne soit “poétique” en elle même, l’homme plutôt que de se laisser être poreux , tente de s’emparer du monde , pour moi la peinture et la poésie tels que je les conçois laissent le monde être dans sa propre langue, la suscitant et en s’en augmentant.

Sa pensée avec celle de Henri Maldiney est cependant une des plus proche à ce # près .

Anari

, grande chanteuse basque, :
“faltaría más…las canciones no son ya mías, ahora son de todos y todas. muchísimas gracias”

podcast

Anari

anari.jpg
photo et musique extrait de http://www.myspace.com/anarizebra

je ne supporte plus la guimauve, le doux sussuré me fait crisser les dents, le texte tout mou et la peinture d’un pinceau avachi, il fut un temps ou les mots tiraillaient dans cet étrange déraillement qui fait dire que la vie avance et nous avec , même à se tromper , est-ce moi qui suis survolté par l’été ou nous dans notre Europe trop bien rangés, à l’abri dans un compartiment sans sourcil, crois t’on , des cyclones et de la tourbe , moi je veux que ça tangue et l’océan me fait envie, je suis curieux de tout mais ce satisfécit qui nous fait dire que tutti va bene et qu’il suffit de sortir la planche à voile et se laisser aller à la meringue , moi je veux du piment , et dès que je traverse je m’aperçois que le cri et le battement perce , le silence ? oui quand il bat à mes tempes et se fend d’une zèbrure qui dit le monde , fin de la complaisance , et tant de souffrance partout comme pour démentir , garder le vernis et ne pas déroger , et quoi que la violence éclate et se livre en joie , de dire tout au moins , en sueur, de chant qui grimpe les octaves imprévus , apprendre oui , dans le sel et le vent , libre

car c’est ailleurs qu’est l’ici

anari_zuzenean.jpg

© L S euca 2007

© L S danse 2003

© L S danse 2003

© L S mar 2006

igual a mi corazon

podcast

© Liliana Herrero , igual a mi corazon

Amina, c’est le nom que je te donne ,
sa farine touche à toutes les rives , je n’ose les dire, la peau et l’éclat de soie noire une nuit de soleil, elles pourraient disparaitre,
ce n’est que fruit et fleur à la boulangerie, une carte marine sombre la profondeur océane les plis de la bouche touchent au bords de l’ébène


mais te voir et la douceur m’arrime et je vis de nouveau,

© L S 2005
© L S 2005

cœur tango et l’œil serré quand je croise tes yeux , ta peau brune sculpte tes long cheveux d’indienne, ce geste alangui de la main, ce rouge carmin s’accorde à ta pigmentation , isthme ce bleu profond comme mer ou rouge fébrile tes vagues murmurent , séisme
Tu gardes cette distance et l’écart du comptoir que tes yeux démentent, tes doigts assurés lorsqu’il joignent, presque, frôlent ma main , qui reçoit , la monnaie , la friandise que je suis venu chercher, alibi pour me remplir de ce parfum ton rose et âpre violette
La magie émane de la journée , dorénavant je t’ai vu , humé, gardé dans cette tension à l’unisson , même faché du silence nécessaire ou cru tel , luisant dans le frisson et le réson ; Je vais à ce rendez vous quotidien au ruisseau de ta féminité dans ce désert de poussière sale et équarrie de bruit, un coin de chaleur entaille le malheur, illusion et connivence de ta beauté, je suis l’homme qui va au puit épancher la soif , la douleur sèche est raison de chercher guérison,

Amina , ce bref instant s’épelle de toutes les voyelles, sève et âme, mine “a” murmure appel définitif, beauté douce et mer qui gronde, staminal comme étamine, pollen suc et vie

© L S 2006

http://www.festivalconvivencia.com/

une entreprise artistique originale en région sud, une péniche embarquant de nombreux artistes jette l’encre au détour de l’eau et lâche des fauves de musique ,des sarabandes incontrôlables en pétarades de sons et des voix qui vont crier la vie sous toutes ses formes, dont la belle Lura , et tant d’autres … Il faudra être là à l’accostage !

© studio stonek , punta del diablo,

© studio stonek , Santa Teresa

© L S mar 2005

© L S mar 2006

Ne te sers pas du réel pour justifier tes manques,
réalise plutôt tes rêves pour mériter ta réalité

“passionnément vivre un paysage. Le dégager de l’indistinct, le fouiller, l’allumer parmi nous. Savoir ce qu’en nous il signifie. porter à la terre ce clair savoir.”

(édouard Glissant, l’intention poétique, seuil)

© L S bosquet 2004

© L S village 2006

© L S ombre 2006


© L S murs 2005

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