juillet 13, 2008
voir
juillet 11, 2008
ouvrir le rien
Posted by aloredelam under POESIE ET PEINTURE, aquarelle souffle, poétiques, voir1 Comment
“… elle ouvre le présent à partir du rien, un rien dont l’ouvert est le jour. C’est pourquoi de toute sa réalité elle repousse les avances de l’étant sous la garde du principe d’incertitude. Elle se tient, elle tient l’être hors de soi. Elle existe à intérioriser ce hors. C’est en ouvrant ce vide, dehors toujours au centre, qu’elle entre en présence pure.
“Peinture pure, réalité”.
Henri Maldiney , l’art nu, ouvrir le rien; éd. encre marine
juillet 10, 2008
tu piment pigment
Posted by aloredelam under aquarelle souffle, poétiques, terre en rive du monde, voir | Tags: malcolm de chazal |1 Comment
juillet 5, 2008
les pas du chemin
Posted by aloredelam under POESIE ET PEINTURE, peinture, poétiques, terre en rive du monde, voir1 Comment
L S mère et enfant 1996
Il faut croire qu’au temps début le chant doux déplié comme une complainte du corps la mère à l’enfant, encore le corps même et la langue prends des intonations les sons seins de la lumière, chaleur, terre, sueur, la mélopée inlassable tisse les liens en un avant-goût du monde , de la mère à l’enfant le sentiment est maintenant monde et chante, inlassablement comme le vent creuse la latérite,
L S liane 1995
l’attachement raconte l’amour , la guerre, les grandes veines de la terre et le baiser mélancolique du fleuve, les griefs de la pluie, le rêve, l’ancêtre et la haine des autres, l’histoire histoire pelote enroule le fil des lèvres à l’oreille, à ce qu’il faut bien nommer le corps, à le chercher, dedans, à toucher et violemment saisir, à l’absence et l’écart autour, à ce bois ascendance, le ciel est dans ses veines et l’écorce frémit de sève, même sec il en frémit encore, assoiffé, refrain ces raccourcis, ce sont les limites qu’il faudra franchir, le père et les murs de la terre, un jour il faudra aller les pieds alouettes du sol, les retrouver.
L S danse caraïbe 1996
Parfois je me souviens de mes vieux rêves , ou comment la peinture pour moi a commencé, voir, étale, les mots s’étirent pour informer l’espace et se montrer du dedans, la couleur sans confins se résume à la voile déborde la toile et tente la traversée, à bout de sel l’Ariel scande ne la trouver que dans le partir, l’arrivée ou est ce le transit , l’immobilité apparente de la pétulance ; j’écoutais Henri me parler de la terre solaire et le monde entre ces voiles prenait forme, moi dans mon antre et mon vouloir-peindre , je laissais dériver le devenir à l’être et l’imaginaire sculptait, recherchant les sources de l’humain au plis d’ombre de l’écorce , palpant la terre ou ce repos comme socle, l’oubli referme en grands dessins de cercle, poudre fine la soie permet l’envol, évanescences les couleurs intérieures comme cette carte du monde que les visages peignent,
sur l’eau l’homme à la proue du courant, l’inquiétude tend le corps qui veut répondre à la question , du qui au où,
L S solitude 1996
évidemment c’était il y a longtemps,
et j’effilais la pointe du couteau écriant la matière qui glissait, malaxait, le pressentiment s’alliait à la sensation , dans une fine alliance la transe musicale, le voyage entamé se continuait dans le geste créateur, la matière-la luz muette en image, même si acte préparatoire et doute, vision et cheminement par la rumination et la lumination, corps transporté en rêve ou les frontières entre le moi et l’autre s’estompent , dialogue fécondateur ou l’écho seul pouvait envisager , il n’était pas question face à face , le réel grondait au dehors et je savais que la peinture était à prendre le chemin, rencontrer la foudre et l’insatiable de l’air, les éléments et l’homme gravé dans la mer le ciel, avance sur l’herbe et la poudre de la route, au risque de la terre,
L S mémoire de la terre, 1996
je pensais à l’aède, au chamane, au guérisseur, je pensais aux grands voyageurs, et parfois je partais, levais l’ancre à l’antre pour la rencontre, la brûlure impré-visible, mais ce n’était pas le grand voyage, ni le voyage en Orient ni se mêle celui de mon ombre, l’Afrique fantôme, brique et tuile et, Agadès attendait, ma fenêtre ouverte déployait en Pan le fracas de la voix des montagnes le défilé bouche et doigts sur la flute assombrissait et la rencontre me parvenait en rumeur ( M Dimé, M Barcelo, cl Nougaro, Jog, Nusrat, Jimmy et tant d’autre ), les contours de l’humain en moi prenait la forme de l’autre, éxotait et devenait muraille, celle de Ségou peut être et promettait par la journée ouverte un retour à la densité ; pour l’heure arrêté par rien de réel , je rêvais , et le disais en peinture ;
c L S , l’envol huile 1996
don de l’aigle ,” saut ou envol de l’être, d’autre y ont vu le phénix et cette envolée de lumière au brûlot flamboyant n’a jamais voulu quitter son autre , peut être s’y sent il bien ou s’envole il le soir transformant l’ombre en lumière dans un brasier allumé en hommage au jour , à l’air ensorcelé,
es tu d’Oxun ! oiseau de feu, es tu de Russie, es tu maya, exulte tu dans le cri des montagnes condor qui secoue l’espace
simple souhait de l’esprit ou liberté rythmé dans l’ouvert à l’aurore d’un bleu méridional ? Rut fado l’étreinte atlantique les relents d’un brasier d’Afrique dissimulent la bouche au sang de l’effusion.
L S la saison des amours, 1996
juin 30, 2008
juin 29, 2008
passion du regard
Posted by aloredelam under langue age, peinture et poésie, poésie, poétiques, terre en rive du monde, voir | Tags: Guillen, Chillida, Ego |[2] Comments
la traduction ramène à la langue du lecteur au lieu de faire visiter la langue de l’autre , la vraie, celle de l’espace unique qu’elle ouvre. Ce serait et c’est parfois un sublime effort poétique que d’augmenter la langue de l’espace de l’autre .
© Chillida, oeuvre gravé, Maeght/
texte de Jorge Guillen, “mas alla”; Aire nuestro
© L S euca6 2007
conférence de clôture du cycle VOIR OU ENTENDRE par Renaud Ego (Une légende des yeux) organisée à la Galerie LA NON-MAISON , 22, rue Pavillon - 13100 Aix-en-Provence
merci à Nathalie Riéra et Angèle Paoli d’en avoir parlé ,
je semble me reconnaitre dans la pensée de renaud Ego , l’écrivain poète essayiste qui collabore à la “pensée de Midi” désire comprendre le regard, la vision, les apparences du monde, :
“Par nos yeux, plus que par tout autre sens, le monde entre en nous qui sommes en lui ; nos yeux nous mettent au monde, à l’instant où ils nous emplissent de lui, et nous voilà bientôt sans plus de limite, moins enveloppés de notre peau qu’exposés à l’échange incessant que suscite notre être poreux.”
oui il semble que cette pensée me soit proche , de plus il va par le monde à la rencontre des arts des hommes, signes ; mais c’est le terme de pensée qui me dérange , car par la pensée, à moins qu’elle ne soit “poétique” en elle même, l’homme plutôt que de se laisser être poreux , tente de s’emparer du monde , pour moi la peinture et la poésie tels que je les conçois laissent le monde être dans sa propre langue, la suscitant et en s’en augmentant.
Sa pensée avec celle de Henri Maldiney est cependant une des plus proche à ce # près .
juin 27, 2008
aux crocs du ciel
Posted by aloredelam under aquarelle souffle, encre aire, voir | Tags: anari, euskadi |1 Comment
Anari
, grande chanteuse basque, :
“faltaría más…las canciones no son ya mías, ahora son de todos y todas. muchísimas gracias”
Anari

je ne supporte plus la guimauve, le doux sussuré me fait crisser les dents, le texte tout mou et la peinture d’un pinceau avachi, il fut un temps ou les mots tiraillaient dans cet étrange déraillement qui fait dire que la vie avance et nous avec , même à se tromper , est-ce moi qui suis survolté par l’été ou nous dans notre Europe trop bien rangés, à l’abri dans un compartiment sans sourcil, crois t’on , des cyclones et de la tourbe , moi je veux que ça tangue et l’océan me fait envie, je suis curieux de tout mais ce satisfécit qui nous fait dire que tutti va bene et qu’il suffit de sortir la planche à voile et se laisser aller à la meringue , moi je veux du piment , et dès que je traverse je m’aperçois que le cri et le battement perce , le silence ? oui quand il bat à mes tempes et se fend d’une zèbrure qui dit le monde , fin de la complaisance , et tant de souffrance partout comme pour démentir , garder le vernis et ne pas déroger , et quoi que la violence éclate et se livre en joie , de dire tout au moins , en sueur, de chant qui grimpe les octaves imprévus , apprendre oui , dans le sel et le vent , libre
car c’est ailleurs qu’est l’ici

© L S euca 2007
juin 26, 2008
juin 25, 2008
juin 23, 2008
Amina
Posted by aloredelam under AU GRE DU VENT, amour, voir | Tags: liliana herrero, amina |1 Comment
igual a mi corazon
© Liliana Herrero , igual a mi corazon
Amina, c’est le nom que je te donne ,
sa farine touche à toutes les rives , je n’ose les dire, la peau et l’éclat de soie noire une nuit de soleil, elles pourraient disparaitre, ce n’est que fruit et fleur à la boulangerie, une carte marine sombre la profondeur océane les plis de la bouche touchent au bords de l’ébène
mais te voir et la douceur m’arrime et je vis de nouveau,
© L S 2005
© L S 2005
cœur tango et l’œil serré quand je croise tes yeux , ta peau brune sculpte tes long cheveux d’indienne, ce geste alangui de la main, ce rouge carmin s’accorde à ta pigmentation , isthme ce bleu profond comme mer ou rouge fébrile tes vagues murmurent , séisme
Tu gardes cette distance et l’écart du comptoir que tes yeux démentent, tes doigts assurés lorsqu’il joignent, presque, frôlent ma main , qui reçoit , la monnaie , la friandise que je suis venu chercher, alibi pour me remplir de ce parfum ton rose et âpre violette
La magie émane de la journée , dorénavant je t’ai vu , humé, gardé dans cette tension à l’unisson , même faché du silence nécessaire ou cru tel , luisant dans le frisson et le réson ; Je vais à ce rendez vous quotidien au ruisseau de ta féminité dans ce désert de poussière sale et équarrie de bruit, un coin de chaleur entaille le malheur, illusion et connivence de ta beauté, je suis l’homme qui va au puit épancher la soif , la douleur sèche est raison de chercher guérison,
Amina , ce bref instant s’épelle de toutes les voyelles, sève et âme, mine “a” murmure appel définitif, beauté douce et mer qui gronde, staminal comme étamine, pollen suc et vie

























