poésie


un magnifique poème de carla Ferro sur l’ile de Gorée, me rappelle, s’il en était besoin toute l’importance de ce lieu,

La chair en tranches
De silences
Tressée

Je soupèse le vent
Sous mes pas à l’envers.

mais Tanella Boni qui publie “Gorée ile baobab” aux éditions le  Bruit des autres,  elle aussi nous ramène à cette douleur, l’écrivain poète, préface, chez l’Harmattan “mes afriques mes ivoires ” de Khal Torabully ; non encore lu,

la philosophe me fat réfléchir, elle dit: “Cela est vrai non seulement d’un ouvrage à l’autre, mais au sein d’un même texte où l’art poétique se fait rigueur, sans se diluer devant l’objet de celui-ci “.

L S 2005

mais Gorée, malgré tout pour moi reste le lieu de Mustapha Dimé, auxquel aussi je reviens toujours ,( aux rives des choses )

Gorée , c’est aussi

l’ile

à laquelle il  faut revenir ,

revenir

l’ile ,

cette réflexion de ces deux mots en ressac, morna ou morne , m’inspire, oui en pleine réflexion sur ” l’ici “mes ailleurs ” , alors que l’anthropologie dit nettement que la distance s’estompe , que la correspondance est partout , indubitablement , voila que ceux que j’ai choisi d’écouter nous disent que non , qu’il faut revenir à un point, sans doute ineffaçable, en tout cas,

trace ,

non les z’ ailleurs dans ce cas là partent de l’ile, et il en revient ,

quitte à attendre face à l’océan, témoin qu’il n’est pas d’ailleurs sans ici ,

un petit livre de Chamoiseau et Glissant vient prolonger la réflexion et l’indubitabilité de l’ile,

la grosse ile , l’Afrique, retient encore , comme le dit le poème, en tresse.

L S euskal herri 2004

” allô ! vous autres ceux de Guernica vous ne voyez pas venir la peur ? Nous avons deux mille ans de peur et d’effroi et depuis bien plus les montagnes sur nous battent des ailes”

Bernard Manciet , Le dire de Guernica , éd. de l’escampette

L S surgissement 2005

L S flor 2001

Les grains de sablent roulaient                   du désert à la
mer     en hiéroglyphes infinis            dans l’intervalle
magnifique        qui sépare                une femme et un
homme               comme une lézarde éclair      point de
rupture insondable

Tanella Boni; grains de sable; éd. le bruit des autres

L S bansuri 2002

la traduction ramène à la langue du lecteur au lieu de faire visiter la langue de l’autre , la vraie, celle de l’espace unique qu’elle ouvre. Ce serait et c’est parfois un sublime effort poétique que d’augmenter la langue de l’espace de l’autre .


© Chillida, oeuvre gravé, Maeght/

texte de Jorge Guillen, “mas alla”; Aire nuestro

© L S euca6 2007

conférence de clôture du cycle VOIR OU ENTENDRE par Renaud Ego (Une légende des yeux) organisée à la Galerie LA NON-MAISON , 22, rue Pavillon - 13100 Aix-en-Provence

merci à Nathalie Riéra et Angèle Paoli d’en avoir parlé ,

je semble me reconnaitre dans la pensée de renaud Ego , l’écrivain poète essayiste qui collabore à la “pensée de Midi” désire comprendre le regard, la vision, les apparences du monde, :

“Par nos yeux, plus que par tout autre sens, le monde entre en nous qui sommes en lui ; nos yeux nous mettent au monde, à l’instant où ils nous emplissent de lui, et nous voilà bientôt sans plus de limite, moins enveloppés de notre peau qu’exposés à l’échange incessant que suscite notre être poreux.”

oui il semble que cette pensée me soit proche , de plus il va par le monde à la rencontre des arts des hommes, signes ; mais c’est le terme de pensée qui me dérange , car par la pensée, à moins qu’elle ne soit “poétique” en elle même, l’homme plutôt que de se laisser être poreux , tente de s’emparer du monde , pour moi la peinture et la poésie tels que je les conçois laissent le monde être dans sa propre langue, la suscitant et en s’en augmentant.

Sa pensée avec celle de Henri Maldiney est cependant une des plus proche à ce # près .

quien es este hombre ?

Mi vida es este mar, estas montañas,
la arena dura junto al oleaje,
mi amor y mi labor,
hijos, amigos, libros,
el afán que comparto a cada hora
con el otro, lo otro, compañía
gozosa y dolorosa.

© Jorge Guillen


Liliana Herrero

“A la que para Mayo vendrá, mi nieta que ya tiene nombre y se llamará Rita Peñalves.
A mi amigo Fito Páez.

Este disco toma su nombre de una línea cantada, del surco mínimo de una canción. Pero esa línea pretende mucho. Quiere igualar todo al corazón, palabra que escapa al intento de sofrenarla, pues es un plato servido a diario en los mil matices de la lengua. Es una igualdad que busca en el cosmos una gran unidad emotiva. Es el sello de un canto que ensaya múltiples inflexiones, planos heterogéneos, constantemente cruzados. Es el lacónico despojamiento clásico, el barroco de los poetas del noroeste, la sonoridad guaraní que aparece apenas se escarba el castellano corriente, el portugués exaltado de imprecisas pronunciaciones. La voz remite a la promesa de unidad, a una utopía vecina al caos. Es la fusión de toda lengua en un alma única. El corazón, que parece tan armonioso y citable, es ese caos.

Horacio González

© L S blue 2006

Ne te sers pas du réel pour justifier tes manques,
réalise plutôt tes rêves pour mériter ta réalité

“passionnément vivre un paysage. Le dégager de l’indistinct, le fouiller, l’allumer parmi nous. Savoir ce qu’en nous il signifie. porter à la terre ce clair savoir.”

(édouard Glissant, l’intention poétique, seuil)

© L S bosquet 2004

Cathy Jordan: Vocals, Bodhran and Bones

Cathy Jordan

Cathy is a native of Scramogue, Country Roscommon now living in Sligo. Her love for traditional singing was instilled at an early age especially by her father. Cathy began singing publicly at all kind of Feiseanna and concerts as a child. In later years she took to performing a wide range of material as a solo performer in the midlands. In the summer of 1990 Cathy met informally with Dervish and was shortly afterwards asked to join the band.
Her performances with Dervish have thrilled audiences and sparked off attention right across the board. It is no exaggeration to say that Cathy is regarded as one of the finest traditional singers in Ireland today.

- http://www.dervish.ie/

- http://www.rambles.net/dervish.html

Tu ouvres ce soir des yeux merveilleux
Tu regardes les hommes, la terre, la vie
Tu as des yeux sur tout le corps
Ta bouche regarde, tes poumons aussi
Tes mains ouvrent cinq paires d’yeux
Ton ventre ton sexe tes pieds
Par la la vue prennent possession
De l’écorce somptueuse du monde

Ton destin regarde. Tu veux tout voir
Tu veux être pierre avec les pierres
Arbre avec les arbres
Rossignol avec les rossignols
Humains avec tous les humains.

(…)
© René Depestre, rage de vivre, seghers

© L S, 2001

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