juillet 13, 2008
histoire histoire...
juillet 6, 2008
le tranchant du bec
Posted by aloredelam under encre aire, histoire histoire..., poétiques, à l'écoute de l'enversNo Comments
mais aussi l’oiseau , caché dans les hautes herbes ou le bec tranchant l’air il s”oppose au lézard, s’épuise t’il à courir les traces rouge des steppes ou était ce près d’un lac , là entre les eaux où errent les poissons , se délectant de la bise qui ride le courant ,
où est l’oiseau quand dans notre esprit il a fini d’occuper le mythe ?
l’ai je salué quand hors de la voix il est remonté des tunnels du rêve?
L S 2007
juin 11, 2008
journée ouverte
Posted by aloredelam under AU GRE DU VENT, aquarelle souffle, histoire histoire..., terre en rive du monde | Tags: alizés, aquarelle, vivre |[3] Comments
© L S Habanera 2001
alizés, m’apaisent , la voile surfe sur l’immensité bleu, un palmier ou une figure de femme sur la droite lui envoi le vent , l’attire peut être , ou est comme un aimant sur la rive , l’océan est peut être comme une fosse de bleu …
une vague qui renvoie à celle du ciel
© L S entrechaud 2005
chaleur sable de la terre ocre et immensité bleu ou voir le vivre , se nager océan, se rêver bleu, le vent alizé est le lien et ouvre…
© L S journée ouverte, 1999
face à face, la côte marine côtoie la journée ouverte , la fenêtre s’est ouverte sur le bleu , l’océan profond se mue en légèreté d’embrun et se résout en lumière , de même le ciel permet à l’immensité de s’étendre, sans confins,
c’est le vent qui permet au yeux de se perdre dans ce qu’ils contemplent ,
plus besoin de voile , l’univers entier se donne …
juin 9, 2008
l’histoire que l’on dit
Posted by aloredelam under AU GRE DU VENT, histoire histoire..., pastel, épistolaire | Tags: storia |No Comments
c’est l’histoire que je voudrais écrire
mais oui, écris la, il te suffit de dire
même si on ne la connait pas , qu’il faut la deviner ?
frapper à la porte fermée , interroger l’invisible , de derrière la porte fermée , tu sais c’est pas facile , des fois , des fois je voudrais la raconter , l’histoire , même si je ne la connais pas
essaye , peut être qu’elle surgira des mots ; à l’improviste ,
j’essaye mais , les mots me semble vide , je veux dire ils résonnent à vide, dans le silence , tu vois , c’est comme s’il ne s’appartenaient plus , comme si ils sonnaient creux quand je les entends rire , alors j’essaye de les additionner et de là peut être que quelque chose voudra dire , tu comprends ?
oui , je crois , je comprends le désarroi , l’histoire hurle dans le silence et tu ne peux pas la dire.
© L S 2005
mars 24, 2008
Agnelle
Posted by aloredelam under AU GRE DU VENT, histoire histoire..., terre en rive du monde1 Comment
belle clochette l’enfance aux sonnailles
Clochette, oh ma belle brebis , je m’en rappelle une autre en file ininterrompue comme un tapis de laine accroché aux rosiers , comme des œillets rouge corolles d’un soleil qui remplit les vallées , en drailles fécondes comme des marches ouvrant le monde en marche , vraie sente qui magnifie le minéral horizontal et les pins cottoient les cistes pierrailles au toit des mousses dansés les gestes carresses remontent les hêtraies tas de pierres en cabane dans les chênaies où tout se trouve traversé
je m’en rappelle aussi , et ce souvenir pour moi est comme le baton qui me maintient , la verdure et le soleil qui illumine , le bêlement ininterrompu depuis les générations, et ce haver de la bergerie et le beau mot de berger , de mouton , de brebis d’agneau , lamb en anglais , et que dire du basque du béarnais du cévennol du provençal du gallois du neo-zélandais , de ton ces mots comme les tiens, clochette, le son martelle le rappel et d’un cri lancé et le chien qui dévalle si fier comme une autre jambe
cette cascade s’élance et la bergère rit de sa hauteur de cette constellation en mouvement immense migration qui célèbrent le bêlement qui émerveillent parce qu’il sont le sentier , le pré lui entre quatre coins et filin du matin structure notre imaginaire , notre nourrice magnifique ,
parfois même une chèvre , ou un chevreau vient me parler d’un patois plus rude , oh mon enfance, marginale la plaine fleurie en aval des vallées à portée de voie, antre comme la ferme quand s’ouvrent les portes de l’en avant à montées des chemins
les yeux perdus dans ces gestes rassurent et l’aliment mèlé au pain, les baies et l’ail et le miel , nourri aux effluves des montagnes , de la roches, des terres qui serpentent, indispensable branle des corps qui gravissent et volètent les papillon fleurettent sur les vert rougeoillant l’ irruption veloutée de la terre et les fleurs ou butinent les abeilles, sonnailles qui renvoient l’écho de la certitude du troupeau comme une seule marée et les chiens et se béret qui résume , penché sur le baton méditant , ou chantant grave et vague , précis dans les gestes cette générosité rude coutumière, l’horizon contrebandier bleu comme un sourire taiseux ,
je sais les vallées et les sommets me l’ont dit , et les genèts en bouquets les ronces enfruitées de mures et les myrtilles qui donnent la couleur de la tomme, la montagne pastorale ou le désert d’un chemin invisible , parcours de glace ou transparence lumineuse des roches ,
l’enfant sourit au braiment des ânes et s’excite des jappements, imite dans un rire, attend et s’amuse de toute cette vie printanière. plus tard il les suivra jusqu’à la lisière les bergers avant de pouvoir, fier et attentif , rêveur et bavard garder le pré et ramener à l’étable
pour l’instant ses yeux rieurs ne font qu’entrevoir , et c’est ce qu’il gardera de plus beau , cette lumière qui filtre de fleur en éclat de branche , comme un baton solide , racine végétale d’un être voué à marcher , à retrouver le chemin, cheminer et somme toute conduire à grande enjambée de pâtre la marée dans les sentes.
février 19, 2008
supplique du no limit
Posted by aloredelam under AU GRE DU VENT, art taire, histoire histoire...[2] Comments
Amérita América ton charter me composte à mes santiagues
le no limit à mes godasses s’étale devant mon oeil hagard et d’un coup d’aile amérindienne j’ouvre la porte de ton cachot
J’ai chaud j’ai froid mais j’suis ouvert open on dit je crois chez vous
Rita ! ta cachoterie m’en nuit
j’irai m’lover dans un tipi faire de la contrebande pétrolifière mes bons mots délétères j’planterai mes épées rondes en cercle autour de ton jardin et ma révolution en bandoulière je me ceindrai d’une coiffe de plumes volées aux derrières des vautours noir de wall street suspendus aux grilles excel d’un tableau sec comme le désert
je ferai des trous dans mon ticket pour être ben sur de pousser dru mes salades envelopperont tes cheveux blonds d’un clair cobalt à la peau nue
Rita ! tu s’ras mon Erika ! ta lave orgasmique sur mon surf me transportera en virginie et ta houle furieuse ventre à terre j’m terrerai dans mes cubes watercouleurs j’imprègnerai ton grain torchon et driperai en arc en ciel les quatre coins de ta chambrette
Rita ! j’peindrai tout chez vous ! de tes fenêtres pour q’tu vois plus que des ors à l’infini
je te cacherai les fumées scorbutiques des pépinières cancérigènes par des rideaux en tulle d’ÂMour
ÂMERe ‘rica Âme et Rita j’en peux plus de te voir geindre
j’voudrai t’éteindre de ma salive ma salve et c’est easy te dit assez le no limit
la fumée blanche d’un BOeING cascadera le ciel bleu en torrent fou de Marre I lyn
en cerf volant rond d’atour j’rebondirai de séquoias en cime érables j’dévalerai les pentes neigeuses rocheuses andines pelisse oursone en mon grand bon transatlantique d’une chilienne en hamac de guarana s’ra mon linceul à ta tristesse
Rita !
j’t'émporterai du nord au sud allez retour de Lune en dune à travers les forêts prochaines mes garnisons souterraines envahiront les tours immense de ton arrogance de rose garance mes yeux aspics te disent assez la sauvagerie de mes galops à grande plaine en trot furieux les bisons smack je polierai ton corps de bruits à faire rugir le buisson mort de Washington
ton bush à l’incendie de ma bouche j’laverai tes flammes à grandes eaux ! et on fauteuillera en peau de daim tu s’ra la casernes de nos ébats
Rica
j’arrive J’arrive !
(composé un beau matin brumeux de printemps naissant à la pointe de mon gravoir sur un air de sieur Desjardin ( Y come Y go , air sensel s’il en fut …) en réponse à une supplique d’invasion no limit de l’Amère Rica
février 10, 2008
… mais l’envie me démange de me remettre à brailler ; alors qui sait je pourrai bien ne plus étouffer mon baillement me flanquer à la flotte et faire la planche un brin d’herbe entre les dents j’ouvrirai peut être l’eau entre deux nageoires nasales plouf les éclaboussure taquineront les oiseaux curieux à tranches de vent qui piaillent se gaussent , fouttent de ma gueule quoi , en langage piaf se marre les côtes en aile fou rire , loizho ! et ‘tend un peu que je te fasse boire la tasse , t’as encore rien vu vieux ! non ok c’te pour rire mon pote vient qu’on s’en jette une , tasse d’eau marine , croque un pti tas de crevette en kemia du soir , à la voile rentrée près à s’coucher l’oiseau et moi on fait l’anguille , ben content de s’poiler à l’ancienne .
et si on s’faisait une ch’t'omlette aux cèpes ?
janvier 10, 2008
le hasard me ramène à des années en arrière, où , m’intéressant de près au théatre, à la parole en action, actée , j’avais été fasciné par ce grand acteur arlequin, ce grand auteur napolitain, éduardo de Filippo , je me souviens de cette pièce de théatre, mise en scène par marcel maréchal au théatre de la Criée , la grande Françoise Fabian prêtait ses trait à cette héroïne archétype , Filumena Marturano
Napolitaine, prostituée au grand coeur ou simplement femme éruptant le sang de ses veines au labeur , mère terreau au sein de ses enfants rejetons émaillant la ville braillante, noir ponctuant le foisonement à clame de la ville orale , femme libre et soumise à ce mâle déferlant des mille insignifiances des transactions du quotidien, à l’image d’un dédale de ruelles proxénètes, cartographie honteuse des affaires que les hommes au fil des jours étagent à grand coup de démolissements , l’urbanisation délictueuse s’en remet à une trahison des fils, ceux-ci même soudain sans défense devant cet incompréhensible essentiel qui ne se laisse pas corrompre, la ville elle même peut être, telle qu’elle résonne en parfum de rose , de générations en têtes de marmaille , vouée à regénérer ce chant-parole qui se passe de main en main , ce jet de corps en corps comme une mimique de théatre , fil en maille et mots dont les accents forme la suite des volets aux rues mosaïque qui plongeant vers la mer immense jouent à chat perché balcon du Stromboli qui veille.
La parole l’act-eure, réactualise en mimétisme effréné à toutes les rives ressac et gangrène contrebande dentelle de linge aux fenêtres du grand four bleu surchauffé, méditerranée, toutes les langues mélées en un parler à son d’accord-é on pense à ce Buenos Aires qui de fils en fille maille ce tisser bigarré d’une étreinte souffle-désouffle, tango vire voltante le pas arlequin matamore et la femme houle en proue comme mâture comme une Électre magnifique
le couple va et vient en mots de cassures et tendresse subtile, l’arme à l’oeil, la parole inchangée en perpétuel ressassement , vagues d’une ville qui déferle
décembre 12, 2007
En résonance lumineuse le monde en bosse
s’arqueboute
les feux aux couleurs
éveillées
l’éclat diffuse
le mat étalereliure sur le métier à tisser du voir
à la trame de nos sens
la source jaillit des fosses ombrées
en cristal
en aube
finallement
l’or et l’émeraude enlumine le doux balancement d’un conte et berce
le phrasé distilé intitule une soif dans le voir
les voiles d’une épopée à la conquête du jour
rythme et souffle comme un vent sans limite
ouvrent les crevasses de l’ombre
une mélopée dans les mots chante l’être au jour
le vivant
entre corps et ajour
se tiennent en radiance les tâches
en acupuncture subtile
dérivent les alvéoles d’une eau de vague au sable
dentelle portant l’algue plancton de couleur qui en pigment déterminent l’espace et teintent
clarillon clair recouvre le couchant plan
restent parsemés à la surface qui recueille
comme en ile
s’accrochent
les points du réel
qui s’attouchant
accouchent
le bel imaginaire
sanglant toute voile dehors
dessine la carte
au parcours
le trajet
enchanté
le pas en brassées
zèbre
l’aval en franchissement
s’inscrit dans le passage
vide qui hors de la forme relie
de houle en heurt endort
les pointes lumineuses en ligne de contact
la force détendue
s’illumine aura
entre vue vive et toucher
la danse de l’oeil préconise le mouvement de l’écorce
à déchirer l’espace
foyer vivant à l’oeuvre…
novembre 23, 2007
en écoutant Jean Malaurie, en pensant à Eduardo Chillida, en … je me dis les questions que je me pose sur la vie, les hypothèses que je ne peux faire autrement de mettre en avant, à savoir que moi l’être humain ne suis pas venu ici pour faire tourner les centrales électriques et scintiller les boites à vivre à ma place , celles même sur lesquelles vous tapez en ce moment, celles même qui vous esquintent les yeux, et à travers lesquelles vous tentez de voir clair ou d’attrapper une mèche d’intelligence, voulant dire que j’espère que les deux yeux braqués tentent de subreptiscement dérober au flux électrique une étincelle flammèche qui rendra la vie plus intelligible et en fera une gerbe à porter sur l’autel du tombereau comme de beaux chrysanthèmes feu follet de ce qui aurait pu, si , les deux mains avaient cessé un quart photon seconde de s’agripper au clavier pour ne pas dégringoler dans la trop grande présence silencieuse …
Voulant dire , oui voulant dire , que tout cet attirail de secondes n’est pas qu’un pointage à la banque de l’existence , que ma venue criante au monde, non désirée et même ponctuée d’un hochement de tête à valeur assassine, que ma venue spontanée au monde a le hochement de nuque réfléchi d’un regard lent, l’infléchissement mesurée du geste qui offre la bienvenue et compte le conte des dix mille ancêtres ;, fourmi caïman à lhomme qui sait ce que c’est qu’humain,
humer l’accolade les doigts rassemblés,
mais il semble malgré tout que je ne comprennes pas , que quelque chose m’échappe dans le métro train du monde pétro euro dollar , il semble que mon regard dans le vague n’ai pas compri que ce n’avait plus cours, que mon oeil rivé au sang de la planète vivait de rythmes défunts, le pas reconnu les accents d’un langue ponctuent du hochement de celui qui reconnait qui sait la place de la montagne le genêt l’écho la myrtille le bêlement de la brebis le torrent qui descent l’abeille qui passe la saveur au végétal le plateau la mer l’étoile ,
alors tel Tristram je me suis mis à déblatérer comme une femme folle dansant sur un pied cette danse incompréhensible la mort d’un enfant mort-né de ne pouvoir respirer pollen tueur des artmosphères empoisonnés
je m’enfuis en hurlant élucubré,
il semble que ma langue ne soit plus compréhensible ,
que je n’en entende que l’écho que je ne peux traduire autrement que comme un babil aborigène dans le tintamarre métallique,
alors comme un fou qui aurait perdu l’heure je me mets à ramper pour trouver des preuves intangibles de l’existence incertaine des atomes s’accrochant à mon sang qu’une formule friable à glacer et que je ne peux soutenir, funeste épopée de mon cri qui arrache la gorge en lancinance éructée
il semble que personne n’entende et que je manque à l’appel .
mais le fou s’arrête de tourner et l’assemblé narquoise n’en peut plus douter , le fou cherchait à dire quelque chose , il est tant de l’écouter , et le silence répondit parle et le fou se mit à parler des mots qui ne voulaient plus rien dire et qui de nouveau retentirent …












