amis


illustrations pour colors de Jean-Claude Babois

L S 2007
L S 2007

L S 2007
L S 2007

peinture de Jaabi

http://www.myspace.com/jaabster

antipodes, pas des chénopodes … non l’ami de l’ile Leleuva s’entretient du monde avec son kingfisher et son troupeau de snakes , tortugas etc ….. il est venu dire bonjour, il peint la nature et se laisse traverser par les énergies de la terre, du ciel, de la mer, des animaux,des humains, ses frères,dans le respect et et une sorte d’ascèse généreuse, simplement , je crois parce qu’il désire être en accord avec la vie , le monde et son moi profond qui lui dicte la poésie, “l’artistre”, car c’est un mode de pensée , de vie , d’exister,

fisher.jpg

il suffit de le rencontrer pour que cela devienne évident , une sorte de joie pleine, chanter, peindre, être là, dans le respect et le partage, à l’image de cette tradition des îles du pacifique, où le kava,  cette boisson de paix, passe de main en main , est bue, offerte en partage et scelle la fraternité des hommes ; j’ai été tout de suite fervent de cette boisson qui réunit dans les choses de la terre les plus simples, une racine pilée, de l’eau et surtout la ferveur que l’homme met à “communier” cet accord fondamental auquel il faut revenir sans cesse pour que la concorde subsiste.

La même chose est présente dans sa peinture; le tapa, sur lequel il peint est une fabrication traditionnelle des fijis, une sorte de papier  à base d’écorce et feuilles fabriqué par les femmes, sa texture est un rappel à la terre et aux fruits qu’elle porte , un pinceau fruit tombé d’un arbre lui sert à transmettre au tapa des lignes-couleurs trace des pigments récoltés, ramassés plutôt , une peau de la terre de son ile, ou d’une des îles voisines, car comme le rappelle Le Clézio dans “raga” le pacifique est le continent de l’eau, on y voyage donc beaucoup, en pirogue, par voie d’eau ; la rencontre est essentielle même si la solitude ilienne à écouter le souffle et le rythme de l’eau , de la terre, de la forêt et des animaux , les voisins

si simple ,

invisible peace , photo de Jaabi

tellement simple que l’on ne sait plus le faire, quelques berger de mes montagnes, d’autres encore, ailleurs  ; Il peint , il se laisse traverser par ce grand souffle de la nature , à l’écoute de la simplicité d’être, du dépouillement et d’une vérité, d’une sagesse aussi, la parcimonie est préférable à l’excès, étouffoir de la spontanéité, de la parole dans ce qu’elle à de sacré, l’Europe quand il y vient, est trop loin de ce calme et il nous l’apporte , avec une chanson et quelques fruits , quelques accords de sa guitare qui suffisent à la sérénité ;

il fait partie de cette grande communauté d’artistes, d’hommes, habitants de l’océan , peuples de l’eau dirait edouard Glissant, défenseur de cette créativité qui s’en tient à la beauté témoin de la vie,

De l’eau à la grande terre , l’Afrique, et je pense au sénégal , pays que le grand historien Raoul Lonis , son père, à célébré et rejoint à l’université de Dakar, et l’on pense à tous les Hampaté, Sotigui, Djibril Diop Mambety, Ken Bugul, tannella Boni et théodore l’ami, qui de Dakar au cap ont maintenus la langue pour que l’afrique reste symbole et lieu ou l’espace accorde l’homme comme me le disait un sénégalais, il y a peu, étonné d’en trouver si peu chez nous , ce pourrait être  l’Australie, la noire, la rouge et profonde que même les blancs de là-bas ne savent éviter, même à vouloir la détruire, la nier …

Mais son regard ne tombe jamais dans la récrimination mais se contente de l’affirmation d’une vérité autre, et je pense au mahatma Ghandi, le vivre avec sagesse et simplicité comme ce personnage du griot joué par sotigui kouyaté, sourd à la vérité imposée parce qu’il veut que la sienne existe et se dise, survive et vive .

J’y vois tout cela nimbé d’une paix incarné dans le geste de la terre sur le tapa , volontairement retenu et libéré de l’apparence des choses pour en laisser surgir l’essence, le sentiment c’est à dire l’accord ,

Tel est cette ‘vibe’ qui me par vient et que je partage dans ce lieu de vacarme que sont nos villes où le silence a peine à pousser ,

il rit, il deviendra baobab ….

il est  le frère…

peinture de jaabi

et sans oublier mes copains des terres , les koalas ! mais c’est une autre histoire ….

koala2.jpg


© LS signe 2004

mes peintures sur le site de Christian Vidal



Certes il y a l’Asie , influence très forte comme pour beaucoup , la nature , l’espace du monde , le vide ou tout se joue etc. mais je suis aussi un vaste métissage, toutes les influences en moi qui parce que je les ai découverte au compte-gouttes, sont très importantes , c’est le monde souterrain du réel et mon gout de la vie , la nécessité de faire remonter un langage qui nécessairement doit se réinventer , oser un nouveau chemin et affirmer l’existence , la mienne parce que c’est moi qui parle et que je ne peux avoir que mon point de vue, mais ce point de vue est taillé à coup de hache de tous les cotés , des entailles profondes , des gouffres et des isthmes, des lacs bleus et des pluies noires, beaucoup de complexité et aussi de contradiction , non je ne suis pas à la recherche du silence mystique et en même temps je crois bien que oui , drôle de mélange je crois que Chu Ta , aurai dit ok man je te comprends ,ces dents me sourient et me disent en penchant du cotés de ma besace surtout tiens bon et résiste avec délectation ! il y tant de saveurs et on ne peut pas redescendre là en bas , l’obscurité est tombée car les vautours et les insectes cachent le soleil , il n’y a que là-haut où la vue est dégagée , il n’y a que là-haut où la langue de ma mère peut resplendir et mon pincel est un sabre tu le sais bien lam , ce nom je rigole tu te l’es donné à partir de la racine quand on t’a planté , que de nom commencent par cette lettre et enfile le chapelet des ombres et des lueurs ,

en fait je rêve de soleil, je rêve de lune et les langages du monde m’y engrossent, les brumes que je vois filer sur l’étal du ciel sont couleurs et vapeur, de la suie, tu sais l’encre est faite comme cela , ah oui l’aquarelle , mais on pourrait aussi concasser les roches, infuser les fleurs et recueillir les pleurs des filles, le jus des tresses des fenaisons, inventer des mots comme indigo , alizarine aussi bien que noir , et tracer l’élan de ce que mes yeux embrassent et dénudent , oui jusqu’à en voir les poils , ah ah ah tu sais il n’y a pas de retenue à avoir si tu veux peindre ;

et en même temps il te faut convier la retenue impeccable de ce qui est au milieu de cet accablement du monde , ça on le sait, le monde est là, tu t’en saisis et il s’évanouit ,comme une femme, il grimpe et dévale en même temps que tu le vois et tu l’appelle que dis-je, tu l’invoques ! pense à tout ce que tu ne vois pas, que tu devines et tout ce que tu ne peux que te confier en soliloque ;c’est pour ça que c’est musique à en faire grincer les arbres et les becs des ailés, je sais je suis un peu long mais il y les bouteilles de cette piquette de la vie qu’il faut boire c’est pour cela que je te parle et que je déguste, pour cela que les mots je les lance de mon à pic , dans le vent, comme un papillon, comment dit on dans la vieille langue , ah bah et dans la nouvelle langue, celle que tu cris chaque jour ! celle de la lune et des points de suture du ciel, celle qui te gratte quand tu t’endors sur l’herbe ,

et puis d’un coup il n’y a plus qu’un trait, il surgit et envahit, comme d’une forge et sans un bruit mais c’est la que le ouistiti rit , oui il rira d’un beau gras éclat de rire, sinon tu t’écroules, tu y croiras alors que tout est à recommencer, non ce n’est pas le vin, c’est … pour ça que tu peins

quien es este hombre ?

Mi vida es este mar, estas montañas,
la arena dura junto al oleaje,
mi amor y mi labor,
hijos, amigos, libros,
el afán que comparto a cada hora
con el otro, lo otro, compañía
gozosa y dolorosa.

© Jorge Guillen


Liliana Herrero

“A la que para Mayo vendrá, mi nieta que ya tiene nombre y se llamará Rita Peñalves.
A mi amigo Fito Páez.

Este disco toma su nombre de una línea cantada, del surco mínimo de una canción. Pero esa línea pretende mucho. Quiere igualar todo al corazón, palabra que escapa al intento de sofrenarla, pues es un plato servido a diario en los mil matices de la lengua. Es una igualdad que busca en el cosmos una gran unidad emotiva. Es el sello de un canto que ensaya múltiples inflexiones, planos heterogéneos, constantemente cruzados. Es el lacónico despojamiento clásico, el barroco de los poetas del noroeste, la sonoridad guaraní que aparece apenas se escarba el castellano corriente, el portugués exaltado de imprecisas pronunciaciones. La voz remite a la promesa de unidad, a una utopía vecina al caos. Es la fusión de toda lengua en un alma única. El corazón, que parece tan armonioso y citable, es ese caos.

Horacio González

© L S blue 2006

© L S 2003

au détour de ta vie

comme une porte ouverte

les mots se bousculent et passent

dis que donnes tu pour que l’on s’arrête

t’es tu demandé pourquoi les pas s’accélèrent

de la fontaine offres tu l’eau de fraîcheur au voyageur

tes mots sont ils droits et amples comme le ruisseau

disent ils assez le bon jour le soleil et l’ombre

ta main doit être franche et le mot simple

les grands murs et les poutres solides

le monde y perce par les ouvertures

l’eau infuse dans le rond de terre

le confort dit assez le repos

le banc se mèle au chant

dans l’arbre l’oiseau

sourires à venir

va le chemin

apaisé

©L S

© L S 2005
*biotz-begietan, “dans le coeur et dans les yeux” de Lizardi, poète basque -(B.Atxaga, le fils de l’accordéonniste , christian Bourgois, 2007)

biotz begietan , (dans le coeur et dans les yeux) est le frère de mon l’oeil au coeur , ces hasards me rendent heureux et sont comme des signes sur le chemin, une sympathie profonde que l’instinct perçoit ou plutot des trou d’eau , des cactus qui permettent à la soif de s’épancher et indique le chemin à suivre … témoin aussi l’incompréhension dont souvent je suis l’objet et qui là se fond en unha apperta !.

Cathy Jordan: Vocals, Bodhran and Bones

Cathy Jordan

Cathy is a native of Scramogue, Country Roscommon now living in Sligo. Her love for traditional singing was instilled at an early age especially by her father. Cathy began singing publicly at all kind of Feiseanna and concerts as a child. In later years she took to performing a wide range of material as a solo performer in the midlands. In the summer of 1990 Cathy met informally with Dervish and was shortly afterwards asked to join the band.
Her performances with Dervish have thrilled audiences and sparked off attention right across the board. It is no exaggeration to say that Cathy is regarded as one of the finest traditional singers in Ireland today.

- http://www.dervish.ie/

- http://www.rambles.net/dervish.html

bonjour patrick ,
oui ,
en ce qui concerne ma peinture , en ai-je une , je suis d’accord avec vous , la recherche , les traces , la fatigue, la révolte poétique , mais aussi le désir de liberté , l’invention d’un langage ou son rêve ,
d’ailleurs je ne peints plus beaucoup, tout ce que vous voyez est assez vieux , car cela est très prenant de créer en peinture , de se façonner en peinture , ou en écriture , mais qui sait le but poursuivi par l’expression, n’est il pas aussi de répondre à quelques questions au sphinx et de franchir le ravin sur une poutrelle instable , il me serait aisé de calquer un style ou de suivre une voix (e) c’est à l’invisible que je m’adresse et cela est difficile , évidemment , d’ou la pause prélude à la mue nécessaire sans doute pour aller plus loin , car l’acte artistique s’il doit exister doit être exigeant et résumer, se faire passerelle de mythe à soi , à moins que l’on choisisse l’artisanat, le travail des jours , sagesse sans doute , le reflet de l’homme témoigne de l’homme , il est ainsi fait , et est preuve de sa présence , trace peut être , mais il peut être preuve de la trace ce qui serait plus juste ,

Certes il faudrait s’y mettre et mettre toute les forces de mon coté et devenir peintre réellement ! sans doute , le blog et la vitesse d’un instant peint sont tout ce que je peux dire pour l’instant ,

la mue dira si l’effort parviendra à la forme dans cette matière là , car c’est une réponse à l’existence.

pour l’instant je ne quitte pas la question, le dialogue avec ceux rencontrés, l’influx du pressentiment, quelques trouées dans la matière et la lumière , désert d’errance, un long voyage d’apprentissage qui peut être renforcera la corne des pieds et donneront envie aux mains d’inventer ,

je vous quitte là , mais reviendrai étoffer ce dialogue ;

© L S,temps du rêve de l’ancêtre, 2007

…Car le corps est monde et l’âme s’y défroisse.

©Beñat Axiary , parlant d’édouard Glissant et du tout-monde dont il souhaitait la bienvenue en terre basque , et particulièrement à Itxassu , Errobiko Festibala


ASLEMITA

la finesse de la fée femme puis c’est la douceur violente qui en fandango sans un bruit en clignement d’oeil en hypnos le charme de Brocéliande filtre qui court les forêts de nos rêves à la vitesse du son ,
d’une voix fluette elle murmure l’univers splendide comme rivière qui coule douce , appelle à l’eau des mystère ,
non , c’est beaucoup plus simple que ça , c’est ASLé

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