AU GRE DU VENT


banc et mat ! dit le u à la liaison , le plat au thon et la sauce (pi) crate se re mémé mot  rait la péron elle ou mord  et à la place gargouillit gratte , ce fit un boucan barzackh et scraaatch la jupe qu’elle avait courte se fendit , d’est en ouest le long du parallèle même pas bipède , la  sentant pouah! mure je l’entrepris en auto daphné car elle les avait bouffant  et décoltant , pas des ogm y’avait pas à s’y tromper d’ailleurs elle la toute raide n’y allait pas de trombone , et la muse cornée ou nue comme tu plus , se rancardait sur le sus jet des putelles putois enfin ça sentait pas bon ça c’est pourquoi j’avais pas descendu dans le parc la où y’a l’ bench

bench in the park qui du banc ou de la banquise , j’ai de ces raccourcis ! la banc-assise  , c’est révélée à l’usage , être banquise ,

bref voila un banc , occupé , hélas , pas par moi , mais par le rêve d’une elle-fe , j’ai de ces raccourcis ! , qui plus est une (é)lectrice pas ipodée” encore qu’avec ses longs cheveux fou elle pourrait bien ipoder un de chez rené Char et de ses doigts d’ange sage (hum) décortiquer une notice d’utilisation d’ipod en japonais , oui car c’est certain une telle ombr-elle ne peut que japoniser ,

le r^ve était beau , et montre assez à quoi ma cerv-elle resemble , unne joyeuse réunion d’elles ,

le banc lui a l’air assez cuissé-frotté  ; ou est  ce l’ombre des grands arbres qui lui a grignoté le bois , l’ébène lui va bien , la salsa l’use , le teck et l’eucalyptus le fait giguer les crécelles ,

pour dire le moins , en ce moment il s’assaye au beach volley-elle, dans assaye y’a as et eye , essaye ça fait penser à ail , bon ess si t’y met un f ça fait fesse , c’est pas mal , ça s’assoit c’est déja ça encore que ça soit pas la meilleure$ position l’assise , l’ass is oui mais quoi is what i mean , min non j’ai pas dis mine mais ah chut elle a bougé , qi bê c’te question la qu’est sur le banc , la qu’est assise , la banquise qui lit sur l’bench

echo à l’article de chris-tian vidal

soy annartista soy annarquista cristiano hebreo moro fenicio y cantor barbaro atlantico verso brigante luso peregrino hacia el amor ….

( Antonio Placer, cancionista)

L S man on the moon 1 2007

donc le politique moi… même ile reste la pauvreté, l’humain qu’on attèle et la pauvreté la désespérée, la place que l’on nie à ceux qui , qui ? aux autres!  ceux qui sont pas moi, disent / pensent ils , une preuve éclatante encore de la frontière et la spiricrasse nonkenon  je n’ai jamais pu me guérir de cette rogne pugnace : qui me déterre hache de guerre,
cela me ramène à cette guerre ?sociale? et surtout ce nonregard dévisageant l’autre ,lui le tas de chair en carton qu’ondule qui devrait être le frère, le voisin , l’autre , que l’on croise en miroir , brisé comm’ dit glissant dans “quand les murs tombent” ed. galaade,
et oui moi je me sens proche , autant qu’en 1984 (S/Yshire) d’un john Berger , au regard pétri de réel autant que de rêve paillette de la rencontre, la le four du réel est la boulange (Placer again) du pain dont nous sommes fait , trop cuit ou à peine flammé , cramé et lavé par le vesuve  ; en tailleur au centre d’une pièce vide embaumé d’un senteur lavande chimique , seul , écarté du regard et d’une main qui tende…
man on the moon 1, 2 êtcétèrra, etxe Terra, essais te taire, et ce ter,
être cette terre, cette terre sera,   , dans le regard main d’un ombre qui fuit en courant le long du cri de Munch ; la nuit ; car c’est la nuit que les pieds voient…

L S man on the moon 2 2007

illustrations pour colors de Jean-Claude Babois

L S 2007
L S 2007

L S 2007
L S 2007
(quand les murs tombent, l’identité nationale hors la loi , édouard Glissant, Chamoiseau , éd. galaade/inst du tout-monde)

La où le coté mur de l’identité renferme, le coté relation ouvre tout autant …

…. c’était donc aussi une occasion de poésie, là où l’être-dans-le-monde grandit l’être en soi. La beauté est inséparable du mouvement des humanités, de leur quête infatigable …
l’ultime refus du contact et de l’échange viendrait du miroir que l’on brise pour ne plus se voir soi-même, ,,,
les murs qui se construisent aujourd’hui ne se dressent pas entre des civilisations, des cultures ou des identités, mais entre des pauvretés et des surabondance, des ivresses opulentes mais inquiètes et des asphyxies sèches …
dans la mondialité, nous n’appartenons pas en exclusivité à des patries et pas du tout à des territoires mais désormais à des “lieux” des intempéries linguistiques, des dieux libres, des terres natales que nous aurons décidés, des langues que nous aurons désirés, ces géographies tissées de matières et de visions que nous aurons forgées.

Le chatoiement de ces lieux ouvre à l’insurrection infinie des imaginaires libres : à cette mondialité.

(…)

L S 2007
© mikel Laboa, xoriek

Si nous voulons fabriquer une cage de paroles et y introduire Mikel Laboa, nous devrions nous reporter au début du XX siècle et dire : ” Il y eut une grande crise, et les peintres, les musiciens, les écrivains perçurent mieux que jamais la petitesse de leur expression. Tout d’un coup , les langages et les manières héritées du passé leur parurent faux, sinon banals et bêtement bourgeois. Puis vint la première guerre mondiale, l’une des plus  cruelles de l’histoire , suivie de Guernika, puis d’Auschwitz et ensuite d’Hiroshima, et les peintre , les musiciens, les écrivains engagèrent leur lutte contre la bête immonde de la mort en créant des oeuvres qui touchaient forcément la frontière du silence. Pour ce faire ils eurent recours à la tradition populaire, aux modes d’expression des enfants et des fous, aux formes artistiques méprisées par la haute société. Il s’agissait de sortir le langage du marasme où il se trouvait, de ne pas l’utiliser comme simple artifice , comme pure rhétorique. Ce fut le cas de Bertold Brecht, de Tristan Tzara ou de Paul Celan. Ou encore de Ungaretti ou de John Cage, de Picasso et de Dubuffet, de Roy Hart ou de Joan Brossa.

Tels de nouveaux phénix, peintres, musiciens, sculpteurs renaissent incessamment à la vie au dessus des cendres de la réalité. Mikel Laboa en fait partie, il se déplace depuis longtemps dans le monde, par tous les mondes. Mikel Laboa artiste singulier, solitaire, compagnon de tous ceux qui aujourd’hui, au début du  XXI siècle vivent aussi en crise. “

j’ai fabriqué une cage pour y enfermer Mikel Laboa. Mais je regarde à l’intérieur, et je le vois pas. il s’est certainement envolé.

Bernardo Atxaga , livret de xoriek

L  S la caverne 2006

et la caverne est peut être le trop près d’un essaim de plume dont le battement prélude l’évasion

un magnifique poème de carla Ferro sur l’ile de Gorée, me rappelle, s’il en était besoin toute l’importance de ce lieu,

La chair en tranches
De silences
Tressée

Je soupèse le vent
Sous mes pas à l’envers.

mais Tanella Boni qui publie “Gorée ile baobab” aux éditions le  Bruit des autres,  elle aussi nous ramène à cette douleur, l’écrivain poète, préface, chez l’Harmattan “mes afriques mes ivoires ” de Khal Torabully ; non encore lu,

la philosophe me fat réfléchir, elle dit: “Cela est vrai non seulement d’un ouvrage à l’autre, mais au sein d’un même texte où l’art poétique se fait rigueur, sans se diluer devant l’objet de celui-ci “.

L S 2005

mais Gorée, malgré tout pour moi reste le lieu de Mustapha Dimé, auxquel aussi je reviens toujours ,( aux rives des choses )

Gorée , c’est aussi

l’ile

à laquelle il  faut revenir ,

revenir

l’ile ,

cette réflexion de ces deux mots en ressac, morna ou morne , m’inspire, oui en pleine réflexion sur ” l’ici “mes ailleurs ” , alors que l’anthropologie dit nettement que la distance s’estompe , que la correspondance est partout , indubitablement , voila que ceux que j’ai choisi d’écouter nous disent que non , qu’il faut revenir à un point, sans doute ineffaçable, en tout cas,

trace ,

non les z’ ailleurs dans ce cas là partent de l’ile, et il en revient ,

quitte à attendre face à l’océan, témoin qu’il n’est pas d’ailleurs sans ici ,

un petit livre de Chamoiseau et Glissant vient prolonger la réflexion et l’indubitabilité de l’ile,

la grosse ile , l’Afrique, retient encore , comme le dit le poème, en tresse.

Question de saveur, le fruit entre couleurs et saveur , amertume sucrée pulpe acidulée, acidité

L S pomme de chine 2004

L S fruits 2004
L S figue figueras 2004


L S pots 2001



“… elle ouvre le présent à partir du rien, un rien dont l’ouvert est le jour. C’est pourquoi de toute sa réalité elle repousse les avances de l’étant sous la garde du principe d’incertitude. Elle se tient, elle tient l’être hors de soi. Elle existe à intérioriser ce hors. C’est en ouvrant ce vide, dehors toujours au centre, qu’elle entre en présence pure.

“Peinture pure, réalité”.

Henri Maldiney , l’art nu, ouvrir le rien; éd. encre marine


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