amour


nouvelle version d’Amina sur

le regard d’Orion

Amina, c’est le nom que je te donne , sa farine touche à toutes les rives, je n’ose les dire,

la peau s’éclat soie noire comme nuit au soleil, elles pourraient disparaitre,

ce n’est que fruit et fleur
abeille mutine à rive d’elle
une carte marine charme
sombre la profondeur océane

les plis de la bouche touchent au bord de l’ébène

cœur mûre et l’œil serré quand je croise tes yeux, la peau brune les veines d’un noir bleu de lave
lisses
tes cheveux ramenés comme deux mains saisissent le ciel………..

igual a mi corazon

podcast

© Liliana Herrero , igual a mi corazon

Amina, c’est le nom que je te donne ,
sa farine touche à toutes les rives , je n’ose les dire, la peau et l’éclat de soie noire une nuit de soleil, elles pourraient disparaitre,
ce n’est que fruit et fleur à la boulangerie, une carte marine sombre la profondeur océane les plis de la bouche touchent au bords de l’ébène


mais te voir et la douceur m’arrime et je vis de nouveau,

© L S 2005
© L S 2005

cœur tango et l’œil serré quand je croise tes yeux , ta peau brune sculpte tes long cheveux d’indienne, ce geste alangui de la main, ce rouge carmin s’accorde à ta pigmentation , isthme ce bleu profond comme mer ou rouge fébrile tes vagues murmurent , séisme
Tu gardes cette distance et l’écart du comptoir que tes yeux démentent, tes doigts assurés lorsqu’il joignent, presque, frôlent ma main , qui reçoit , la monnaie , la friandise que je suis venu chercher, alibi pour me remplir de ce parfum ton rose et âpre violette
La magie émane de la journée , dorénavant je t’ai vu , humé, gardé dans cette tension à l’unisson , même faché du silence nécessaire ou cru tel , luisant dans le frisson et le réson ; Je vais à ce rendez vous quotidien au ruisseau de ta féminité dans ce désert de poussière sale et équarrie de bruit, un coin de chaleur entaille le malheur, illusion et connivence de ta beauté, je suis l’homme qui va au puit épancher la soif , la douleur sèche est raison de chercher guérison,

Amina , ce bref instant s’épelle de toutes les voyelles, sève et âme, mine “a” murmure appel définitif, beauté douce et mer qui gronde, staminal comme étamine, pollen suc et vie

© L S 2006

quant à moi ma hache à la main avec préméditation j’hacharne à briser les barrières d’un bois serré dont on fait les prisons

à tomber

pour transpirer la lumière d’une caresse enfin libre mes murs de fer

laissent l’aspire d’une aube charnelle envoler les lèvres pour qu’un mot se dessine

à se poser sur ta main dégantée mes yeux déglués se sentent

songe lisse et toucher la douceur

proférée

à la rencontre le long du lin fin les hanches de l’atlante perçue

© L S, 2005


le bois se fend , le fer fond fébrile d’un cumul effleuré

violente détente bouleversée

murmure aquarailé d’une encre dissimulée

je te vois et ne retiens sur la ligne qu’un fil que je pose entrecroisée

la hache posée

le slow bigine perfuse le tango
pris au collet , la peau
rapproché s’est tremblée comme une fleur d’un frisson